lundi 26 septembre 2011

Compte Rendu du rassemblement 2011 à Egletons

Lundi 20 Juin : Accueil des amicalistes à Egletons, Village Hôtel du Lac
Notre Marie-Claude locale, organisatrice de cette édition 2011, ainsi que Guy Bordas son compagnon sont ravis de nous accueillir au Pays de la châtaigne.

A l'heure du pot d'accueil, la quasi-totalité des participants a rallié Egletons petite ville de Corrèze de 5000 habitants située au Sud-Est du plateau de Millevaches, entre Tulle et Ussel. Voir ci-joint une vue aérienne de notre lieu d'hébergement en bordure du Lac du Deiro.
Marie-Claude et Roger retardés par un problème de voiture entre Châteauroux et Limoges arrivent un peu à la bourre en compagnie de Josiane et de Christiane. Mais rien de dramatique heureusement.

Une dizaine de photos prises avant ou après le souper illustrent les retrouvailles des amicalistes présents à ce rassemblement.

Peu après le dîner la plupart des participants regagnent les chambres réparties dans différents bungalows disséminés en partie haute du parc de l'établissement, tandis que les plus vaillants d'entre nous jouent les prolongations à la soirée Karaoké.

Mardi 21 Juin : Journée dans le Périgord
Après un parcours d'environ 140 Km en grande partie sur autoroute nous arrivons à Domme, ville située en Dordogne à une trentaine de kilomètres au Sud - Sud-Ouest de Brive-la-Gaillarde. Le châtaigner de la Corrèze cède ici la place au noyer. N'oublions pas que le département de la Dordogne est le premier producteur de noix en France.

Arrivés au parking situé en contrebas de la bastide, nous abandonnons provisoirement notre autobus pour sauter dans le "Domme Express", petit train jaune et rouge, qui quelques minutes plus tard, franchit les remparts par la Porte des Tours et nous achemine Place de la Halle, point culminant de cette ancienne place forte perchée à environ 200 mètres d'altitude sur une falaise en bordure de la Dordogne.

Une superbe Halle, reconstruite en 1879, donne accès à des grottes à concrétion dont la visite n'est pas prévue à notre programme.

Nous sommes bientôt rejoints par un guide de l'office du tourisme de la cité médiévale qui nous décrit le mode de vie autrefois dans cette Bastide Royale fondée en 1281 par Philippe le Hardi au cours de la croisade contre les Albigeois. Le très bel Hôtel du Gouverneur qui s'offre ici à nos yeux abrite aujourd'hui la Mairie et l'Office du Tourisme.

Après une courte halte devant le clocher-mur qui constitue la façade de l'église, nous arrivons au Belvédère de la Barre, extrêmité du piton rocheux qui domine la vallée de la Dordogne. Le panorama est exceptionnel ! C'est dans cette immense vallée que les nombreux paysans, attirés autrefois grâce aux privilèges accordés par le Roi aux nouveaux habitants de la Bastide (exemption d'impôts, de service militaire, droit à l'héritage, etc...), partaient le matin pour la journée, avec tout leur matériel, pour cultiver les céréales, légumes, vergers et vignobles dont dépendait la survie dans la cité.

De retour Place de la Halle, nous admirons de superbes maisons médiévales, passons devant la rue qui descend vers la Porte Delbos que l'on aperçoit tout en bas, et obliquons en direction de la place de la Rode, où l'on pratiquait le "supplice de la roue". Nous marquons un temps d'arrêt devant l'imposante maison du batteur de monnaie du Roi Philippe III le Hardi.

Au carrefour suivant, nous apercevons tout en bas la Porte de la Combe, troisième possibilité d'accès à la ville fortifiée.

Nous arrivons ensuite à la Porte des Tours par laquelle nous avions franchi les remparts voici un peu plus d'une heure à bord du "Domme Express". Nous contemplons depuis l'extérieur les imposantes tours disposées de part et d'autre de cette porte principale qui servaient autrefois de prison.

Nous rentrons de nouveau dans la bastide, passons devant la maison habitée par l'écrivain romancier Eugène Leroy vers la fin du XIXème siècle et remontons ensuite une rue en escaliers pour arriver devant une vieille église à clocher-mur qui abrita dans le passé l'Hôtel de Ville.

De retour Place de la Halle, nous avons juste le temps d'acheter quelques souvenirs et cartes postales, avant que le "Domme Express" se présente pour nous reconduire jusqu'à notre autobus.

Il est en effet grand temps de se diriger vers le restaurant "Les Prés Gaillardou", situé à quelques encâblures en direction de La Roque Gageac, où nous attend un bon repas périgourdin.

En quittant le restaurant, Claudine distribue à chacune des amicalistes un superbe chapeau multicolore sorti de son imagination et fabriqué par ses mains de fée...comme d'habitude !
Notre ami Jean a d'ailleurs tenu à tester l'un de ces superbes couvre-chefs. A s'y méprendre, on aurait cru voir le Roi Soleil !

Nous filons maintenant en autobus vers le port de La Roque Gageac pour effectuer une promenade en gabare sur la Dordogne.

C'est à bord d'une des deux "Gabares Norbert", répliques modernisées des gabares des XVIIIème et XIXème siècles, bâteau traditionnel à fond plat, que nous embarquons pour une ballade de 55 minutes aller-retour sur un fleuve plutôt tranquille en cette période de sècheresse que subit cette année notre pays.

Nous descendons le courant, tandis que la guide locale nous commente le site. Au-dessus des superbes maisons de style du Périgord Noir disposées en enfilade au pied de la falaise à peine distante de 200 à 300 mètres, nous apercevons plusieurs entrées de cavernes troglodytiques qui attestent la présence en ces lieux de notre cousin Cromagnon voici plus de 30 000 ans.
L'agglomération de La Roque Gageac, l'un des plus beaux Villages de France, se termine par le château de la Malartrie, baptisé ainsi à cause des deux dernières maisons qui le précèdent et qui servaient autrefois d'hôpital pour les lépreux.

Sur notre gauche, la présence d'une forêt très dense aboutissant au lit du fleuve témoigne quant à elle de la richesse de la faune et de la flore. D'ailleurs, durant notre parcours plusieurs rapaces évoluent au-dessus de notre embarcation.

Peu avant le château de Castelnau la Chapelle qui domine son promontoire, nous faisons demi-tour. Voici encore 150 ans, les bâteliers devaient tirer leus gabares pour remonter le courant. Aujourd'hui nous ne distinguons plus le chemin de halage envahi depuis par la végétation.

Nous quittons La Roque Gageac. Durant plusieurs kilomètres notre route surplombe par endroits la Dordogne. A hauteur du Cingle de Monfort, la courbe quasi fermée que dessine le fleuve au pied du château constitue un des plus beaux meandres de la vallée.

Nous quittons bientôt le département de la Dordogne et gagnons l’autoroute qui nous ramène à Egletons.

La journée se termine par le souper au Village Hôtel du Lac, où nous assistons ensuite à une démonstration de danses locales présentées par le Groupe de Danse Folklorique d’Egletons.

Mercredi 22 juin :
Ce matin, il fait un peu frisquet, et une petite bruine fait bientôt son apparition. Mais, Marie Claude et Guy avaient flairé le coup et, en attendant le retour du soleil, nous allons passer la matinée bien à l’abri dans le Musée du Président Jacques Chirac situé à Sarran, à quelques minutes d’Egletons en voiture.

Avant de pénétrer dans le Musée, nous profitons de l’estrade offerte par l’escalier d’accès au bâtiment pour figer la photo traditionnelle du groupe, comme à l’accoutumée …

Ce Musée renferme des centaines de cadeaux somptueux, provenant des quatre coins du monde, offerts au président alors en exercice à l’occasion de ses visites à l’étranger ou lors de la réception en France de personnalités étrangères ; Une véritable « caverne d’Ali Baba ».

Dans la première salle visitée, nous sommes attirés par une « Composition aux Clous », un tableau qui n’est pas sans rappeler le célèbre « Tableau Bleu de Klein » vu à Collioure voici quelques années…

Après cette petite parenthèse, nous allons d’émerveillement en émerveillement ; Des objets en tous genres, d’une beauté et d’une richesse inestimables. A couper le souffle !
La liste serait trop longue ; Quelques photos, ci jointes, donnent un aperçu du contenu de l’édifice.

La matinée est passée très vite, et il est temps d’abandonner ces fabuleux trésors pour se rendre à Peret-Bel-Air, 10 Km au Nord d’Egletons, pour un repas et un après midi surprise à la campagne.

Durant l’apéritif Nicole procède à la remise du petit cadeau habituel à quelques nouveaux septuagénaires ; Et oui, le temps passe pour chacun d’entre nous.

Et c’est alors que nos amis Renée et Henri extraient de plusieurs cartons suffisamment de bouteilles d’un excellent breuvage , du Banyuls bien évidemment, pour que chaque foyer rapporte chez lui un souvenir de notre séjour au Pays Catalan voici quelques années. Merci Renée ! … Merci Henri ! Nous penserons à vous en le dégustant.

Nous partageons ensuite le repas surprise plutôt copieux constitué d’un assortiment de cochonnailles corréziennes, suivi du traditionnel gâteau confectionné par notre amie Claudine, le tout bien arrosé afin de mettre en jambes nos experts de la danse et, pour d’autres, de faire une bonne partie de pétanque à l’ombre des châtaigniers, tandis que les plus calmes sortent les jeux de cartes.

Jeudi 23 juin : Journée en Auvergne
Il est 9h du matin quand notre autobus prend l’autoroute en direction de Clermont-Ferrand. Nous laissons Ussel sur notre gauche, et une trentaine de Km après nous bifurquons à droite, direction Murat-le-Quaire.

Dans cette petite ville auvergnate nous sommes attendus pour la visite du Scénomusée de la Toinette, paysanne du XIX ème siècle, et de Julien son lointain descendant et notre contemporain. A l’écoute de récits émouvants, ce superbe et surprenant Scénomusée nous permet de découvrir deux siècles d’histoire de la montagne auvergnate et de la vie très rude des paysans d’autrefois. Une mise en scène hallucinante.
Dommage que les photos soient interdites !

Aujourd’hui, il ne fait pas chaud du tout, et avant d’attaquer les pentes du Sancy, il convient de prendre une réserve de calories ; C’est à l’ Estavou, restaurant du Mont-Dore, que nous faisons une halte pour un repas auvergnat ; Une salade auvergnate en entrée, suivie d’un jambon et sa truffade !

Après ce plein de calories et d’énergie, direction la station (de ski) où il est prévu de prendre le téléphérique pour accéder plus rapidement au niveau intermédiaire du Puy de Sancy, avant de poursuivre ensuite l’ascension à pied pour les plus vaillants d’entre nous.

En attendant que le téléphérique veuille bien nous prendre en charge, Claude et Louis gravissent la pente sur quelques centaines de mètres afin de rendre visite à la source de la Dordogne ; C’est en effet à cet endroit que la cascade de la Dore et le ruisseau de la Dogne se rencontrent pour donner naissance à la Dordogne ! Fleuve qui décidément est à l’honneur durant notre séjour corrézien.

Maintenant, un peu de sport ; Arrivés en haut du téléphérique, il nous reste encore à escalader plusieurs centaines de marches en bois pour atteindre le point culminant du Sancy, altitude 1886 m. Une partie de nos collègues parviennent au sommet, parfois entre deux nuages, tandis que les moins téméraires font demi-tour au Pas de l’Ane, altitude 1815 m , à mi parcours. Mais, nous venons tous de respirer l’air pur de la montagne dans un site grandiose.
Le téléphérique nous redescend à la station où nous attendent sagement Marie-Claude et Roger. Puis, nous reprenons la route jusqu’à Egletons.

Vendredi 24 juin :
Un dernier petit déjeuner pris ensemble à l’hôtel du Lac, et c’est le moment des adieux ; Chacun reprend la route, la tête pleine de bons souvenirs de ce sympathique rassemblement en Corrèze, en attendant de se retrouver l’année prochaine, toujours aussi nombreux et avec autant de plaisir, aux environs de La Rochelle.

Louis
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Voici les photos :







































mercredi 9 mars 2011

Compte Rendu du rassemblement 2010 à Obernai

A NOUS L'ALSACE !!!

Jour "J" : 31 mai-1-2-3-4 juin 2010
La mobilisation générale depuis un an annonçait l'évènement.
L'Etat-Major avait fixé les dates, élaboré la stratégie, mis en place la logistique dans le plus grand secret.
Dans les casernes : Aveyron, Centre, Charentes, Corrèze, Ile-de-France, Lyonnais, Midi-Pyrénées, etc... la troupe était consignée.

Les opérations seraient menées en duos par :
Bachard/Dacié, Benon/Petit, Bouquet/Lafon, Buisson/Denise, Combelasse/Jean, Flandin/Henrich, Gauduchon/Boinot, Gerby/Halima, Godichet/Kraemer, Lamboray/Marie-Claude, Palisson/Guillou, Ramade/Cayla, Savy/Lepousé

...sous la direction du Général Savy (Aide de Camp Godichet) et le haut commandement du Général Benon.

Une place est faite en pensée aux absents : blessés soignés à l'arrière, émissaires en mission en Ecosse, empêchés par des problèmes personnels... et spécialement à ceux qui ont déjà laissé leur vie au Champ d'Honneur.

Lundi 31 Mai : Obernai
Arrivée au Q.G. "Les Géraniums" en ordre dispersé.
Le gros du bataillon est regroupé autour du campement du Général Savy et son Aide de Camp, où les briefings auront lieu. A l'annexe : les éléments incontrôlables Buisson et Denise.
Les premiers arrivés partent en reconnaissance à Obernai.

19h30 à la cantine la joie de se retrouver fait oublier la présence d'une troupe d'Afrique-du-Nord. Après les effusions...on dévoile le plan d'attaque du lendemain.

Mardi 1er Juin : Assaut du Haut-Koenigsbourg
9h00 : répartition des troupes dans les engins, caméras au poing. Un "rapporté", interprête autochtone rallié à notre cause, mène le convoi.
La forteresse est imposante. Elle domine à 957m la plaine Rhénane, il faudra y parvenir par un sentier boisé.
Les bataillons des Généraux Bouquet et Gauduchon couvriront les assaillants en verrouillant l'accès au pied de la Citadelle.

Sur les bases d'un édifice féodal édifié au XIIème siècle par les Hohenstaufen, le château fut entre autres le fief des Comtes de Thierstein, qui l'agrandirent et le modifièrent. Incendié par les Suédois, il passa de familles en royaumes. Classé monument historique en 1862, il fut laissé en ruine faute de crédits jusqu'en 1901, où il fut offert à Guillaume II. Reconstitué "à l'identique" dans le style XVéme (ou bidouillé, selon...), il fut surtout un musée à la gloire de la puissance germanique.

Enfin, propriété nationale depuis 1918 !

Passé le pont-levis et la Porte des Lions, notre guide nous introduit dans les chambres, salles, appartements meublés (magnifiques poêles en faïence), salles de collection d'armes, etc...

Sans ce sauvetage "contesté", Hochkönigsburg n'existerait plus qu'à l'état de ruines.

13h00 : Ferme auberge Huss (1170m) route des Crêtes.
Le convoi repart à l'attaque par la route stratégique des Crêtes : Guebwiller (ou vallée de la Lauch), Lautenbach...
Le long de la Lauch se succèdent les anciennes filatures de tissage, scieries...puis la route en lacets pénètre dans la forêt vosgienne. On découvre ça et là lacs, panoramas magnifiques, station de sports d'hiver du Markstein...malheureusement quelque peu embrumés !
Arrivés à la ferme d'alpage Huss nous constatons que de nombreux bataillons y ont déjà installé leur bivouac. On perçoit même des accents de langue ennemie...
Pour plus de sécûrité, nous nous installons dans la laiterie aménagée pour notre seule compagnie. Et c'est dans l'intimité que le maître des lieux, passionné, nous fait partager son expérience de paysan-aubergiste et que nous apprécions ce repas "macaire" (bûcheron) de spécialités vosgiennes.

Allez ! Encore un verre ! Et pour se mettre en jambes avant les opérations à venir le Général Gerby, as de l'accordéon chargé du moral des troupes, entraîne les combattants dans des valses endiablées, langoureuses, et pacifiques !
Dehors il fait frisquet et brumeux...dedans, on est bien...mais le devoir commande, il faut poursuivre sur la route des Crêtes (point culminant le Mont Hohneck avec 1362m), le col de la Schlucht...Décidément le temps brumeux nous prive du panorama sur les Vosges !

Mais voici Kaisersberg la charmante cité médiévale entourée de son vignoble réputé. La troupe se détend en flânant dans ses rues bordées de vieilles maisons à colombages et découvre au passage la maison natale d'Albert Schweitzer.

Retour au Q.G. à Obernai.

Mercredi 2 juin : Strasbourg

9h00 : La prise de la Capitale se fera en transport collectif sous les ordres d'un guide chevronné, Jean-Claude Marzlof, sympathique, érudit, qui nous décrira chemin faisant, avec passion, l'Alsace sous tous ses aspects.

Strasbourg : petit bourg romain d'Argentoratum, à la croisée des routes des invasions d'Outre-Rhin, fut au cours des âges détruit, reconstruit, marqué par l'Histoire. Cité Française sous Louis XIV (Rouget-de-Lisle y compose La Marseillaise en 1792), Allemande de 1870 à 1918, Française en 1918, Allemande de 1940 à 1944, puis Française depuis 1944, libérée par le Général Leclerc. Elle est depuis 1949 la "Capitale de l'Europe".

Les combattants sont impressionnés par les bâtiments imposants où siège le Conseil de l'Europe...les spacieuses et confortables (et coûteuses !) annexes offertes à ses membres soulèvent de nombreux commentaires !

Place de la Cathédrale, le Général Lamboray assuré de ses succès aux côtés de son Aide de Camp Marie-Claude (sic) sur le Rhin apporte ses renforts très appréciés...
La Cathédrale en grès rose, chef-d'oeuvre de l'art gothique, se dresse imposante. Modifiée au cours de plusieurs siècles elle a connu des célébrités et bien des vicissitudes. A l'extérieur notre guide attire notre attention sur le portail central richement décoré, à l'intérieur sur l'horloge astronomique. On assiste alors à un défilé impressionnant d'automates... le temps qui passe, piégé par la technologie, ne laisse pas indifférent.
De retour Place de la Cathédrale on restera bouche-bée devant le joyau de la sculpture sur bois qu'est la maison Kammerzell, restaurant réputé, certes, mais auquel nous lui préférons le caveau Gurtlerhoft, pour reprendre des forces à l'abri de l'ennemi autour d'un traditionnel Beackeofe.
Après cette remise en forme, c'est en bâteau que se fera le siège de la Capitale. L'Ill enserre le coeur de la Cité, se découvre successivement : le Pont du Corbeau, les anciennes Douanes, l'église Saint-Thomas, la Petite France, le barrage Vauban, le Palais de l'Europe, etc...
Refaire surface à LA PETITE France est symbolique, L'Ill est un mirroir, les maisons à colombages s'y contemplent. Les combattants immortalisent l'instant par la photo de famille rituelle. D'autres preuves concrétisent l'évènement à Gertwiller où les trophées en pain d'épices se déclinent à l'infini.

De retour au Q.G. il est un autre évènement à saluer. Le Général Gerby et Halima qui convolent depuis peu en justes noces sont réunis par un coeur géant en pain d'épices sous les applaudissements de tous les amis. Le vin d'Alsace est à l'honneur et chacun fera son choix parmi les bouteilles Volker proposées par le traducteur accompagné du Kougelhopf et autres spécialités offerts par les participants.

Jeudi 3 juin : Colmar
Nous retrouvons Jean-Claude, notre guide, et le transport collectif pour l'opération Colmar. Le nom de cette cité viendrait de "colombe".
Avant de s'engager dans la vieille ville on saluera le sculpteur Bartoldi, né à Colmar, créateur de la statue de la Liberté offerte à nos alliés les Etats-Unis.
Le charme de Colmar réside dans le caractère purement alsacien. On remarque, en petit train, l'Ancien Hôpital, au toit à lucarnes, la superbe maison Pfister avec ses fresques et médaillons, la maison des Têtes...(celle des petits soldats fascinés tournent telles des girouettes !!!)
Le charme nous poursuit à la Petite Venise où les vieilles maisons colorées bordent la Lauch dans un cadre romantique.
Mais ce n'est pas encore le repos du guerrier...
Les combattants reprennent la route (des vins) et filent pour faire le plein à la cave de dégustation, traversant les vignobles ondulants et les villages coquets.
Le bivouac est à Riquewhir dans un caveau où les délices alsaciens réconfortent les braves et les autres !!!
Plus modeste que Colmar, Riquewhir séduit cependant avec ses maisons pittoresques où des poutres d'angle renseignent sur le métier du propriétaire : sculpteur, cloutier, forgeron, etc...
La rue principale bordée de magasins alléchants nous conduit jusqu'aux murailles d'enceinte.

Mais où sont donc passées les cigognes ?
Nous les avions remarquée à Munster sur les toits, perchées... et à Strasbourg coiffant tous les arbres, montant à l'assaut du Conseil de l'Europe...
Allons les dénicher au Parc Animalier d'Hunawhir. C'est avec émotion que nous approchons des nids où les petites boules duveteuses se blotissent aux pieds des mères "hautaines". La visite se poursuit par un spectacle aquatique où loutres et oiseaux font leur numéro (moyennant récompenses !)

De retour au Q.G. voici venue l'heure du bilan (!)
Le Général Benon rassemble ses troupes, fait ses comptes, examine les situations... Chacun doit faire face à ses responsabilités.
le Général Ramade remet aux soldats émus, en récompense de leurs actes de bravoure, les décorations originales façonnées dans ses Ateliers : pendentifs choisis et personnalisés - oeuvres de l'Artiste !
Naturellement, au son de l'accordéon et le verre à la main !!!
Après le repas à la cantine, une dernière expédition est poussée jusqu'à la ville où les verres s'entrechoquent une fois encore dans l'amitié.

Vendredi 4 juin : Déclaration

Franc succès des opérations : aucun regret n'est à déplorer !!!
Les bataillons tout gonflés de leurs victoires : amitiés, échanges chaleureux, plaisir des yeux et des papilles...regagnent leur caserne.
Cette victoire est le fruit de la participation de tous, de la collaboration des "rapportés", de l'engagement courageux des Généraux Bouquet et Gauduchon, et bien entendu du soutien psychologique du Général Gerby qui, bien qu'en pleine lune de miel, n'a pas hésité à soutenir le moral des troupes au son de l'accordéon !

Chacun prend rendez-vous pour l'an prochain.
D'autres combats restent à mener...IL FAUT SERRER LES RANGS !!!

P.S. : Quelques récidivistes ont rempilé jusqu'au déjeuner au caveau d'Orshwhir après avoir fait le plein des réservoirs chez le petit producteur sympa Joseph Volker.

A nous l'Alsace !!!

Au rapport : Aide de Camp Godichet.
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Voici quelques photos :



mardi 8 mars 2011

Compte Rendu du rassemblement 2008 à Sare

(Suite à la disparition tragique de notre ami Jean Bouillon qui avait souhaité rédiger le compte-rendu d'un agréable séjour de notre amicale au pays Basque début juin 2008, notre amie Christiane vient de nous communiquer le résumé suivant dont nous la remercions très sincèrement)

2 juin : Arrivée à Sare, près de Saint-Pée-sur-Nivelle, et installation dans notre hôtel d'accueil. Visite de l'église par une partie de notre groupe.

3 juin : Montée à la Rhune avec le petit train touristique, et visite de la station frontière avec l'Espagne. Les marches étaient hautes et larges.
Le soir, dîner à l'auberge de Anton. Découverte de ce décor magnifique de verdure sur l'Espagne où des chevaux courraient en liberté : Nous avons pris l'apéro en terrasse, à la fraîche, sur d'énormes tables et sièges en pierres de carrière. Quel cadre ! "Rien que du bonheur" comme on le dit souvent quand tout va bien. Le dîner qui a suivi était fantastique et rempli de bonnes surprises : charcuterie basque, omelettes avec champignons, etc...

4 juin : Excursion en car sur la Côte Basque, Bayonne, Anglet, Biarritz et son célèbre Rocher de la Vierge, Bidart, Guétary, Saint-Jean-de-Luz (où Louis XIV épousa Marie-Thérèse d'Espagne,sa cousine, comme on nous l'a enseigné à l'école), visite du port, puis Hendaye et la Bidassoa. Salut à MAM...
Ce sera ce jour là un bon repas au bord de l'eau après avoir parcouru la corniche. Notre femme-chauffeur nous avait bien interdit d'en parler, elle était fière et heureuse de nous la faire découvrir. On a même fait une halte dans un lieu perdu sauvage et fouetté par le vent, où vivaient des taureaux sauvages munis de cornes impressionnantes.
Jean a revu avec plaisir la piscine en bord de mer, piscine naturelle qu'il avait connue lors d'une colo à Hendaye.

Visite - le 4 ou le 5 juin - d'une chocolaterie à Espelette, ville aux maisons décorées de milliers de piments rouges, énormes. Dégustation de chocolat au piment, spécialité locale.

5 juin : Parcours en car à l'intérieur des terres. Visite de Sain-Jean-Pied-de-Port. Visite d'un élevage de porcs "rose et noir" et dégustation de charcuterie de fabrication locale. On y vendait aussi du fromage basque de brebis excellent.

6 juin : En voiture particulière, descente à la frontière espagnole pour faire le plein de carburant, d'alcools, et objets de toutes sortes détaxés.
A la sortie, très bon restaurant notamment pour ses côtelettes d'agneau. Jean m'a avoué qu'il en avait mangé 5 !
Retour par Saint-Sébastien où il a été impossible de trouver à stationner. Par contre, là et ailleurs on construisait beaucoup en Espagne. Hélàs, les temps on changé depuis.

7 juin : Retour dans nos foyers respectifs.

A l'année prochaine pour ceux qui le peuvent !

Christiane.

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Voici des photos pour illustrer ce compte-rendu :




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Voici la liste des participants à la sortie :

- Nicole et Michel PETIT
- Louis AURAT
- Mauricette et Christian BOINOT
- Christiane BOUCHERAT
- Jean BOUILLON
- Alain et Claudine CAYLA
- Jocelyne CHARASSE
- Jacky et Lucette DACIE
- Christian, Lilane et Francis GEDEON
- Daniel et Alima GERBY
- Danielle et Pierre GIGOT
- Josiane GIRARD
- Mauricette et Claude GROLLIER
- Danièle et François GUILLOU
- Renée et Henri HENRICH
- Jany et Yvon JEAN
- Huguette et Marc KRAEMER
- Roger LAMBORAY
- Marie-Claude LAPORTE
- Lucie et René LEPOUSE
- Michèle PRIEUR